ÉTRANGER · RÉSIDENCE

Quitter l'Italie : comment cesser réellement d'être résident fiscal


Vous partez vivre à l'étranger et vous vous inscrivez à l'AIRE (registre des Italiens résidant à l'étranger). Cela ne suffit pas : pour le fisc italien, ce sont les faits qui comptent, c'est-à-dire le lieu où vous vivez, celui où se trouvent votre famille et vos intérêts, et le nombre de jours que vous passez en Italie.

★★★★★ 4,9/5 · 90 avis sur Trustpilot · Forbes Top 100 Tax & Legal Italia 2024 · 2025 · 2026 · Young Accountant of the Year 2025

En bref

  • Depuis 2024, est résident en Italie celui qui, pendant la majeure partie de la période d'imposition (183 jours, 184 les années bissextiles), y a sa résidence au sens du droit civil ou son domicile, ou y est physiquement présent (art. 2 TUIR, D.Lgs. 209/2023).
  • L'inscription à l'AIRE est obligatoire mais ne suffit pas : ce n'est qu'un indice, que les faits peuvent renverser.
  • Pour les citoyens italiens qui s'installent dans un pays à fiscalité privilégiée (D.M. 4 maggio 1999), la loi présume qu'ils restent résidents en Italie, sauf preuve contraire.
  • Si deux États vous considèrent comme résident, c'est la convention contre les doubles impositions qui tranche.

Art. 2 TUIR : quand cesse-t-on d'être résident fiscal en Italie

Depuis 2024, l'art. 2 TUIR, réécrit par le D.Lgs. 209/2023 et commenté par la Circ. AdE 20/E/2024, considère comme résident celui qui, pendant la majeure partie de la période d'imposition, a en Italie au moins l'un des éléments suivants :

  • la résidence au sens du code civil, c'est-à-dire la demeure habituelle ;
  • le domicile, désormais défini comme le lieu où se développent à titre principal les relations personnelles et familiales ;
  • la présence physique sur le territoire, les fractions de jour étant également comptées.

L'inscription au registre de la population résidente (anagrafe) constitue une présomption simple : la personne inscrite est présumée résidente, mais elle peut prouver le contraire. L'inverse est également vrai : la radiation et l'inscription à l'AIRE ne prouvent pas à elles seules le transfert.

La présomption de résidence pour les pays à fiscalité privilégiée

Pour les citoyens italiens radiés du registre de la population et installés dans un État ou territoire à fiscalité privilégiée figurant au D.M. 4 maggio 1999 (dont les Émirats arabes unis et la Principauté de Monaco), la loi présume qu'ils restent résidents en Italie, sauf preuve contraire à la charge du contribuable (art. 2, comma 2-bis, TUIR). La Suisse a été retirée de la liste à compter de 2024.

La présomption ne s'applique pas aux ressortissants étrangers. En cas de départ pour Dubaï ou Monaco, la documentation du transfert effectif doit donc être particulièrement solide.

Exemple : partir le 1er ou le 2 juillet change tout pour la résidence fiscale

Un ingénieur génois s'installe à Londres avec sa famille en 2026, année non bissextile : la majeure partie de la période d'imposition correspond à 183 jours.

  • S'il part le 1er juillet, il a passé 182 jours en Italie, jour du départ compris : sa présence physique ne couvre pas la majeure partie de l'année.
  • S'il part le 2 juillet, il totalise 183 jours : au regard du droit italien, il est résident pour toute l'année 2026.

La règle ne vaut que si la résidence civile et le domicile sont eux aussi transférés à temps : si son épouse et ses enfants restent à Gênes jusqu'en septembre, le domicile demeure en Italie pendant la majeure partie de l'année. Le droit interne ne prévoit pas le fractionnement de l'année : un éventuel fractionnement dépend uniquement de la convention applicable.

Double résidence fiscale : ce que prévoit la convention

Si deux pays vous considèrent comme résident, la convention contre les doubles impositions applique successivement les critères de l'art. 4 du Modèle OCDE : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité et, en dernier ressort, procédure amiable entre les administrations. L'Italie a conclu des conventions avec presque tous les pays européens, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, l'Australie, le Japon, la Chine, Singapour et les Émirats arabes unis.

Comment cela s'applique-t-il à votre situation ?

Lors d'une consultation en ligne avec Andrea Matera, en italien ou en anglais, nous analysons votre situation et vous indiquons quoi faire, avant que cela ne devienne un problème.

30 minutes 150 € + TVA · 60 minutes 300 € + TVA · avec document écrit 450 € + TVA

Les risques d'une résidence fiscale italienne mal rompue

  • Une famille, un logement ou une activité restés en Italie peuvent vous maintenir résident, même avec l'inscription à l'AIRE.
  • Tant que vous êtes résident, l'Italie impose vos revenus où qu'ils soient produits et exige le quadro RW (cadre RW de la déclaration de revenus) : le redressement arrive des années plus tard, avec impôts, sanctions et intérêts.
  • Le défaut d'inscription à l'AIRE est puni d'une sanction de 200 à 1 000 € par année, dans la limite de cinq ans (L. 213/2023, art. 1, commi 242-243).

Comment nous sécurisons votre départ d'Italie

  • Nous analysons votre situation avant le départ et planifions la date, les étapes et le transfert de la famille.
  • Nous constituons avec vous la documentation qui prouve le transfert effectif : contrat de logement, emploi, enregistrement fiscal dans le nouveau pays, certificat de résidence fiscale étranger, scolarité des enfants, contrats de fourniture et comptes bancaires.
  • Nous coordonnons votre situation italienne avec la convention du pays d'arrivée.

Questions fréquentes

L'inscription à l'AIRE est-elle obligatoire ?

Oui, pour les citoyens italiens qui s'installent à l'étranger pour plus de douze mois. Mais elle ne prouve pas à elle seule la non-résidence fiscale.

Que se passe-t-il si je quitte l'Italie en cours d'année ?

La résidence s'apprécie sur l'ensemble de la période d'imposition : c'est la majeure partie de l'année qui compte, soit 183 jours. Les conventions peuvent atténuer la double imposition.

Je m'installe à Dubaï ou à Monaco : qu'est-ce qui change ?

Si vous êtes citoyen italien et que le pays figure sur la liste du D.M. 4 maggio 1999, la loi présume que vous êtes toujours résident en Italie : c'est à vous de prouver le contraire.

Quelles preuves fournir pour démontrer son départ d'Italie ?

Ce sont les faits qui comptent : logement et travail à l'étranger, famille installée sur place, enregistrement fiscal et certificat de résidence dans le nouveau pays, rupture ou réduction des liens avec l'Italie.

Combien coûte une consultation avec Andrea Matera ?

La consultation en ligne coûte 150 € + TVA pour 30 minutes, 300 € + TVA pour 60 minutes et 450 € + TVA avec un document écrit de synthèse et un plan d'action. Elle se déroule en visioconférence, en italien ou en anglais, où que vous soyez.

L'auteur

Andrea Matera est expert-comptable (Dottore Commercialista) inscrit à l'Ordre de Gênes, commissaire aux comptes (Revisore Legale) et Chartered Accountant (ICAEW, ACCA). Sélectionné par Forbes parmi les Top 100 Tax & Legal en Italie en 2024, 2025 et 2026 et lauréat du prix Young Accountant of the Year aux International Accounting Awards 2025, il accompagne expatriés, familles et entreprises dans leur fiscalité entre l'Italie et l'étranger. Il est l'auteur de « Becoming Italian Tax Resident » et de « Doing Business in Italy ».

Informations générales à jour au 22 octobre 2026 : elles ne remplacent pas un conseil adapté à votre situation.

Vous ne savez pas par où commencer ?

Le Check Fiscal gratuit vous oriente en quelques minutes. Pour une stratégie adaptée à votre situation, réservez une consultation avec Andrea.

← Retour à: Vous partez ou vivez à l'étranger ?
Réserver une consultation